LA VÉRITÉ SUR LE MASSAGE

Aurélien Gauthier, masseur kinésithérapeute de l’ESTAC nous éclaire sur le sujet.

Les preuves scientifiques de la valeur du massage

La plupart des sportifs sont persuadés qu’un massage après l’effort se révèle très efficace pour contenir l’inflammation et limiter ainsi les risques de courbatures dans les jours qui suivent. Mais jusqu’à présent, le faible nombre d’études expérimentales disponibles ne renseignait que partiellement sur ses bénéfices.

Après des siècles de pratique, le massage apporterait enfin la preuve scientifique de sa valeur. En effet, quelques récentes expériences ont mis en évidence une moindre élévation des taux de créatine kinaseplasmatique (un marqueur des dommages musculaires) ainsi qu’une réduction de l’œdème musculaire et des sensations douloureuses lorsque la personne se fait masser après l’effort.

Deux hypothèses expliqueraient ce phénomène :

  • L’hypothèse mécaniquequi repose sur une chaîne de réactions relativement banales. À chaque fois que l’on se cogne le genou ou la tête, nous portons immédiatement notre main au niveau de la zone douloureuse et nous frottons vigoureusement dessus. Ce faisant nous activons des mécanorécepteurs cutanés qui permettent de noyer le cerveau d’un flot d’informations inutiles, qui masquent efficacement la douleur du traumatisme. Le massage pourrait agir via des filières comparables.
  • L’autre hypothèse stipule que les pétrissages musculaires modifient la concentration de certains messagers chimiques impliqués dans la douleur. Le massage empêcherait l’arrivée de globules blancs sur le site de l’inflammation, or ceux-ci produisent des prostaglandines. Moins de globules blancs signifie moins de prostaglandines et donc moins de douleurs. Récemment une étude canadienne (biopsie musculaire post effort après massage) a confirmé la réduction de plusieurs messagers impliqués dans l’inflammation(NFB, TNF alpha, interleukine-6) grâce au massage (1).
     

Cette même étude vient également de démontrer que nous stimulons aussi la formation de nouvelles mitochondries et ce pour un massage de dix minutes, dix minutes après un effort.
Enfin il faudra déterminer si cet effet anti inflammatoire contrarie d’une quelconque façon un processus dont nous avons appris à reconnaître l’importance fondamentale en matière de reconstruction musculaire.


La pratique du massage par Aurélien Gauthier

La plupart des sportifs sont persuadés qu’un massage après l’effort se révèle très efficace pour contenir l’inflammation et limiter ainsi les risques de courbatures dans les jours qui suivent. Mais jusqu’à présent, le faible nombre d’études expérimentales disponibles ne renseignait que partiellement sur ses bénéfices.

Après des siècles de pratique, le massage apporterait enfin la preuve scientifique de sa valeur. En effet, quelques récentes expériences ont mis en évidence une moindre élévation des taux de créatine kinaseplasmatique (un marqueur des dommages musculaires) ainsi qu’une réduction de l’œdème musculaire et des sensations douloureuses lorsque la personne se fait masser après l’effort.

Deux hypothèses expliqueraient ce phénomène :

  • L’hypothèse mécaniquequi repose sur une chaîne de réactions relativement banales. À chaque fois que l’on se cogne le genou ou la tête, nous portons immédiatement notre main au niveau de la zone douloureuse et nous frottons vigoureusement dessus. Ce faisant nous activons des mécanorécepteurs cutanés qui permettent de noyer le cerveau d’un flot d’informations inutiles, qui masquent efficacement la douleur du traumatisme. Le massage pourrait agir via des filières comparables.
  • L’autre hypothèse stipule que les pétrissages musculaires modifient la concentration de certains messagers chimiques impliqués dans la douleur. Le massage empêcherait l’arrivée de globules blancs sur le site de l’inflammation, or ceux-ci produisent des prostaglandines. Moins de globules blancs signifie moins de prostaglandines et donc moins de douleurs. Récemment une étude canadienne (biopsie musculaire post effort après massage) a confirmé la réduction de plusieurs messagers impliqués dans l’inflammation(NFB, TNF alpha, interleukine-6) grâce au massage (1).
     

Cette même étude vient également de démontrer que nous stimulons aussi la formation de nouvelles mitochondries et ce pour un massage de dix minutes, dix minutes après un effort.
Enfin il faudra déterminer si cet effet anti inflammatoire contrarie d’une quelconque façon un processus dont nous avons appris à reconnaître l’importance fondamentale en matière de reconstruction musculaire.