LE SYNDROME POSTÉRIEUR COMPRENDRE ET TESTER POUR MIEUX SOIGNER

C’est un syndrome douloureux de la partie postérieure de la cheville. Il englobe toutes les lésions à l’exception de celle du tendon d’Achille. Il est caractéristique en danse et en football.  

C'est la souffrance de structures anatomiques postérieures de la cheville, écrasées entre marteau et enclume, (marteau : bord postérieur du pilon tibial; enclume : face supérieure du calcanéus) lors de la flexion plantaire maximale de la cheville


1. ANATOMIE DU CARREFOUR POSTERIEUR

Les éléments osseux du carrefour postérieur comprennent :

  • Le bord inférieur de la face postérieur du pilon tibial
  • Le tubercule postérieur du talus long ou court
  • Un éventuel os trigone
  • Le rebord postérieur du calcanéus.

Les éléments ligamentaires regroupent :

  • Le ligament annulaire interne
  • Le faisceau fibulo-talien postérieur du ligament latéral externe de l’articulation tibio-tarsienne
  • Les ligaments fibulo-tibiaux inférieur et postérieur.

Les éléments tendineux comprennent :

  • Le tendon du LFPGO et le tendon du FCO   

Les éléments synoviaux comprennent

  • La gaine du LFPGO
  • Les culs de sac synoviaux postérieurs des articulations tibiotarsiennes et sous talienne
  • Il existe également des éléments vasculonerveux : artère tibiale postérieure et nerf tibial postérieur qui cheminent entre les tendons du LFPGO et du FCO.

2. ELEMENTS MIS EN CAUSE DANS LE SYNDROME POSTERIEUR: LES ACTEURS DU CONFLIT

Structures osseuses
Bord postérieur du tibia
Bord postérieur du talus                                                                         CONFLIT OSSEUX
Thalamus calcanéen
 
Ligaments
Ligament Talo-fibulaire postérieur
Ligament intermédiaire postérieur (marsupial meniscus)
Franges synoviales Talo-crurales et sous-taliennes                              CONFLIT MOU
Tendons et leurs gaines
Long fléchisseur de l’hallux
Variantes anatomiques

 

Quel conflit ?
La tenaille est toujours identique (tibia-calcanéus), mais la victime est variable (os ou parties molles).  Deux grands types de conflit : conflit osseux, ou conflit des parties molles en fonction de l'existence ou non d'une structure osseuse susceptible d'être comprimée (queue longue ou os trigone)
 
Tests Cliniques
La tenaille
Le praticien amène le pied en flexion plantaire et vient cisailler l’arrière pied pour venir gratter la partie postérieure
 
Test d’impaction
Le praticien percute le talon dans l’axe du fût jambier en dorsiflexion puis en flexion plantaire. L’absence de douleur en flexion dorsale et sa présence en flexion plantaire est signe d’un syndrome postérieur
 
 
 
Palpation des tissus mous et test du fléchisseur
Les lésions osseuses et aiguës 
Fracture du tubercule postéro-externe (TPEA) du talus ou fracture de l’os trigone :
Dans un mouvement de flexion plantaire forcée lors d’un saut, ou en dorsiflexion avec le pied en légère éversion et rotation externe lors d’une réception de saut, lors d’une chute sur le talon avec le pied en légère flexion plantaire. Le bord postérieur du tibia vient percuter le TPEA ou fracture l’os trigone en le coinçant contre le calcanéum.
 
Fracture de la marge postérieure du pilon tibial ou écaille osseuse évoquant un décollement de l'insertion du ligament fibulo-tibial inférieur et postérieur dans les suites proches d'une entorse externe.
La symptomatologie, dans toutes ces lésions osseuses et aiguës se confond à celle d’une entorse externe.
 
Les lésions osseuses et chroniques
Soit syndrome de la queue longue du talus avec volumineux TPEA, et parfois condensation sous chondrale, creusée de multiples petites géodes du calcanéum.
 
Soit syndrome de l’os trigone : os présent dans environ 8 à 13 % de la population et le plus souvent asymptomatique ; il peut être le résultat d’une pseudarthrose après fracture de fati- gue du TPEA ; lorsqu’il ne s’agit pas de fracture, il peut exister une irritation chronique par constriction répétée de l'os et de ses structures capsuloligamentaires.
 
Soit conflit direct tibio-calcanéenlorsque la queue de l'astragale est courte ; rare, il a été découvert lors d’une intervention chirurgicale pratiquée en l’absence de traitement médical efficace, visualisant une chondropathie de la partie postérieure du thalamus calcanéen
 
Le conflit des tissus mous
C’est une lésion chronique des parties molles, la queue est courte et le repli synovial postérieur situé entre la gouttière du LFPGO et la gaine des fibulaires et entre la marge postérieure du tibia et du calcanéum se pince. Le mécanisme correspond à une hyperflexion plantaire associée à des mouvements de torsion du pied. Les lésions molles peuvent également se produire en raison de l’irritation synoviale et capsulaire (post-trauma, infection rhumatologique ou processus dégénératifs)
 
 
 
Les rétincaulums
Le rétinaculum des fléchisseurs
Après un traumatisme, ce réticalum peut se fibroser ou s’adhérer aux structures adjacentes. Il entrainera le spasme où la compression des éléments adjacents : artères, nerf et tendons sous jacents, ce que l on appelle le syndrome du tunnel tarsien .
 
Le rétinaculum des extenseurs
La tension de celui-ci va créer des frictions et des pressions constantes entre le rétinaculum et les tendons sous jacents. Avec le temps, on pourra voir une vraie adhésion des structures.
 
Les rétinaculums des péroniers
Les deux rétinaculums, supérieur et inférieur créent un vrai tunnel pour les tendons des péroniers. En cas de stress tissulaire, d’épaississement ou d’adhésion, suivront douleur, restriction de mobilité , compensations …

Quel conflit ?
La tenaille est toujours identique (tibia-calcanéus), mais la victime est variable (os ou parties molles).  Deux grands types de conflit : conflit osseux, ou conflit des parties molles en fonction de l'existence ou non d'une structure osseuse susceptible d'être comprimée (queue longue ou os trigone)
 
Tests Cliniques
La tenaille
Le praticien amène le pied en flexion plantaire et vient cisailler l’arrière pied pour venir gratter la partie postérieure
 
Test d’impaction
Le praticien percute le talon dans l’axe du fût jambier en dorsiflexion puis en flexion plantaire. L’absence de douleur en flexion dorsale et sa présence en flexion plantaire est signe d’un syndrome postérieur
 
 
 
Palpation des tissus mous et test du fléchisseur
Les lésions osseuses et aiguës 
Fracture du tubercule postéro-externe (TPEA) du talus ou fracture de l’os trigone :
Dans un mouvement de flexion plantaire forcée lors d’un saut, ou en dorsiflexion avec le pied en légère éversion et rotation externe lors d’une réception de saut, lors d’une chute sur le talon avec le pied en légère flexion plantaire. Le bord postérieur du tibia vient percuter le TPEA ou fracture l’os trigone en le coinçant contre le calcanéum.
 
Fracture de la marge postérieure du pilon tibial ou écaille osseuse évoquant un décollement de l'insertion du ligament fibulo-tibial inférieur et postérieur dans les suites proches d'une entorse externe.
La symptomatologie, dans toutes ces lésions osseuses et aiguës se confond à celle d’une entorse externe.
 
Les lésions osseuses et chroniques
Soit syndrome de la queue longue du talus avec volumineux TPEA, et parfois condensation sous chondrale, creusée de multiples petites géodes du calcanéum.
 
Soit syndrome de l’os trigone : os présent dans environ 8 à 13 % de la population et le plus souvent asymptomatique ; il peut être le résultat d’une pseudarthrose après fracture de fati- gue du TPEA ; lorsqu’il ne s’agit pas de fracture, il peut exister une irritation chronique par constriction répétée de l'os et de ses structures capsuloligamentaires.
 
Soit conflit direct tibio-calcanéenlorsque la queue de l'astragale est courte ; rare, il a été découvert lors d’une intervention chirurgicale pratiquée en l’absence de traitement médical efficace, visualisant une chondropathie de la partie postérieure du thalamus calcanéen
 
Le conflit des tissus mous
C’est une lésion chronique des parties molles, la queue est courte et le repli synovial postérieur situé entre la gouttière du LFPGO et la gaine des fibulaires et entre la marge postérieure du tibia et du calcanéum se pince. Le mécanisme correspond à une hyperflexion plantaire associée à des mouvements de torsion du pied. Les lésions molles peuvent également se produire en raison de l’irritation synoviale et capsulaire (post-trauma, infection rhumatologique ou processus dégénératifs)
 
 
 
Les rétincaulums
Le rétinaculum des fléchisseurs
Après un traumatisme, ce réticalum peut se fibroser ou s’adhérer aux structures adjacentes. Il entrainera le spasme où la compression des éléments adjacents : artères, nerf et tendons sous jacents, ce que l on appelle le syndrome du tunnel tarsien .
 
Le rétinaculum des extenseurs
La tension de celui-ci va créer des frictions et des pressions constantes entre le rétinaculum et les tendons sous jacents. Avec le temps, on pourra voir une vraie adhésion des structures.
 
Les rétinaculums des péroniers
Les deux rétinaculums, supérieur et inférieur créent un vrai tunnel pour les tendons des péroniers. En cas de stress tissulaire, d’épaississement ou d’adhésion, suivront douleur, restriction de mobilité , compensations …


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